Ces murmures qui remplissent les voûtes, qui se bousculent contre les murs et encore tout là-haut dans les demi-sphères...
Dans la Basilica San Luca. Ouverte sur les collines. Elle domine la ville mais elle lui tourne le dos.
Hier visite de la Basilica de San Petronio, gloire beauté grandeur, Santo Stefano la paix et la spiritualité émanent des pierres, et on se perd dans les abysses du temps, des pierres et des détours, et des cloîtres, le monde a disparu, on est bien
et les voix qui répondent et se mêlent entre elles en un bruyant et effrayant écho ave maria piena di gracia et la voix lente décomposée en mille voix qui se répand en cascade, qui ne cesse de commencer
ave maria piena di gracia etc
c'est un gros nuage grave qui se gonfle et vibre vibre, qui tombe et résonne et derrière le tintement des pièces et s'éteint tout à coup
c'est une vague effrayante sans âme, les milliers de voix se bousculent et s'écrasent et seule une rumeur décomposée et éclatée, décalée se défracte et s'élance vers les murs froids des colonnes et des coupoles avant de s'évanouir
santuario beata vergine di S. Luca
per rispetto al luogo sacro si prega di accedere alla BASILICA con abite e comportamenti convienente alla chiesa
Il n'y a pas de lieux sacrés
samedi 17 octobre 2009
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