mercredi 9 décembre 2009
lundi 30 novembre 2009
vendredi 27 novembre 2009
"(...)cherche ce qui est conforme à ta nature, poursuis cette fin même si elle est sans gloire. Tout homme en effet est autorisé à chercher son bien propre"
26, XI Marc-Aurèle
"Si tu crains, non pas de cesser un jour de vivre, mais de ne jamais commencer à vivre conformément à la nature"
1, XII Marc-Aurèle
26, XI Marc-Aurèle
"Si tu crains, non pas de cesser un jour de vivre, mais de ne jamais commencer à vivre conformément à la nature"
1, XII Marc-Aurèle
Un soir mon colloc me demande quels sont mes auteurs préférés, je réponds Proust.
Un autre soir il me fait, tu sais Laura j'ai acheté Proust, mais c'est énorme ! Quoi tu as acheté TOUTE la Recherche !? , oui tu sais quand j'achète quelque chose j'aime bien avoir tout, c'est une belle collection...mais toi tu n'as pas tout lu ? non, juste Du côté de chez Swann, exclamation suffoquée : mais tu aurais dû me le dire !
dire quoi ?
Un autre soir il me fait, tu sais Laura j'ai acheté Proust, mais c'est énorme ! Quoi tu as acheté TOUTE la Recherche !? , oui tu sais quand j'achète quelque chose j'aime bien avoir tout, c'est une belle collection...mais toi tu n'as pas tout lu ? non, juste Du côté de chez Swann, exclamation suffoquée : mais tu aurais dû me le dire !
dire quoi ?
samedi 21 novembre 2009
Le Cinque Terre 3
Le retour vers Bologne c'est une suite de trains et de gares qui se ressemblent,c'est la nuit épaisse froide interminable, c'est l'impression d'être nulle part c'est la fatigue, c'est l'attente d'un premier train, d'un deuxième trains deux fois,c'est un monde mort et vide et toujours ce noir étouffant, les mêmes panneaux, la même saleté, la même lumière fantasmagorique qui n'éclaire que faiblement les quais, c'est un macdonalds, c'est une jeune fille seule en face de moi, imperceptiblement elle fronce les sourcils, elle semble autre part, elle bouge les lèvres agite les mains, elle n'est pas seule, c'est un mendiant muet qui passe entre les tables, ses chaussures sont trouées, il s'arrête s'installe et mange quelques restes et passe de nouveau, c'est le froid de Parme, c'est une salle d'attente vitrine du monde de la nuit et de ses personnages perdus, ce sont des couvertures déposées dans l'angle de la pièce juste à côté de mon siège, un homme passe devant moi et se met au lit, je pense que j'ai froid et que je suis épuisée mais je m'en fiche, je sais qu'à un moment où à un autre je serai dans mon lit, que ce ne sont pas des moments qui durent, je pourrai oublier le monde, je pourrai m'oublier, mais lui est toujours là, toujours exposé, toujours dans le mouvement de la vie sans repos véritable, on ne peut pas rester là, on descend dans le tunnel qui mène au quai B et on s'arrête dans un photomaton, elles sont assises sur le petit siège et appuient sur les boutons, de la musique, je commence à danser et tout s'efface, l'espace est là pour moi, pour mes mouvements il est une scène et je me réchauffe et je me libère et je comprends pourquoi je préfre fame aux ballets, la danse est une façon de vivre, je suis sortie du monde de la nuit pour quelques instants... le retour vers Bologne c'est une cabine plongée dans le noir dans le dernier train de la soirée, c'est des jeunes gens soûls et gueulards et Bologne qui se rapproche,
et Bologne enfin
les lumières de la ville, la fête, la vie qui a toujours été là et à travers les vitres du taxi le temps recommence enfin à s'écouler
Le retour vers Bologne c'est une suite de trains et de gares qui se ressemblent,c'est la nuit épaisse froide interminable, c'est l'impression d'être nulle part c'est la fatigue, c'est l'attente d'un premier train, d'un deuxième trains deux fois,c'est un monde mort et vide et toujours ce noir étouffant, les mêmes panneaux, la même saleté, la même lumière fantasmagorique qui n'éclaire que faiblement les quais, c'est un macdonalds, c'est une jeune fille seule en face de moi, imperceptiblement elle fronce les sourcils, elle semble autre part, elle bouge les lèvres agite les mains, elle n'est pas seule, c'est un mendiant muet qui passe entre les tables, ses chaussures sont trouées, il s'arrête s'installe et mange quelques restes et passe de nouveau, c'est le froid de Parme, c'est une salle d'attente vitrine du monde de la nuit et de ses personnages perdus, ce sont des couvertures déposées dans l'angle de la pièce juste à côté de mon siège, un homme passe devant moi et se met au lit, je pense que j'ai froid et que je suis épuisée mais je m'en fiche, je sais qu'à un moment où à un autre je serai dans mon lit, que ce ne sont pas des moments qui durent, je pourrai oublier le monde, je pourrai m'oublier, mais lui est toujours là, toujours exposé, toujours dans le mouvement de la vie sans repos véritable, on ne peut pas rester là, on descend dans le tunnel qui mène au quai B et on s'arrête dans un photomaton, elles sont assises sur le petit siège et appuient sur les boutons, de la musique, je commence à danser et tout s'efface, l'espace est là pour moi, pour mes mouvements il est une scène et je me réchauffe et je me libère et je comprends pourquoi je préfre fame aux ballets, la danse est une façon de vivre, je suis sortie du monde de la nuit pour quelques instants... le retour vers Bologne c'est une cabine plongée dans le noir dans le dernier train de la soirée, c'est des jeunes gens soûls et gueulards et Bologne qui se rapproche,
et Bologne enfin
les lumières de la ville, la fête, la vie qui a toujours été là et à travers les vitres du taxi le temps recommence enfin à s'écouler
mardi 3 novembre 2009
Le Cinque Terre 2
Le cinque terre qu'est-ce que c'est ? c'est 5€ de droit d'entrée, c'est 9 km de ballade en hauteur sur les falaises qui s'enfoncent dans la mer, c'est des portiques, des cadenas, le sentier del Amore, des parfums, des oeuvres d'art dans des tunnels, ce sont des randonneurs français, c'est un vendeur de bijoux sur le chemin, très doux qui connaît le Brésil, qui a pris el treno de la muerte pour aller en Bolivie, ce sont des villes le long du chemin, Manarola, Corniglia , c'est Vernazza à 14h
ils se déshabillent, le premier plonge comme ça d'un coup dans la mer, I wish I could do the same, nager oublier le chaud le froid les conventions et juste sentir la mer tout autour de moi, faire partir du paysage que je contemple
on est assises, moi les pieds ballants au-dessus de l'eau, sur la jetée du petit petit port, tout est tranquille et moi j'essaie de me perdre dans la sensation, de regarder la mer jusqu'à ne plus la voir, jusqu'à ne plus percevoir que des ondulations, des boursouflures d'étain qui n'éclatent jamais, jusqu'à comprendre que c'est la lumière qui recouvre la mer et forme une autre mer, mais le mouvement continue dessous sans jamais pouvoir percer
je m'allonge aussi, je laisse le soleil me réchauffer
14h45 Lidia a faim.
une première pizzeria, une deuxième oui ! S'emo ...écrit tout en haut sur le mur, è romanaccio no ? no questo è toscano, je suis de Florence, je suis ici pel negozio ma sono di Firenze, una margherita, et vous ? nous on est brésiliennes et elle elle est française, et ce pot de nutella ? non on ne l'achète pas, on nous le donne, et comment vous faîtes pour récupérer le nutella tout au fond quand il arrive à la fin ? sourire, je ne sais pas c'est le premier pot comme ça que j'ai ! et il plonge un couteau dans un pot énorme, d'au moins 50cm de hauteur et tartine la focaccia de Lidia et la saupoudre de sucre glace, j'aurais aimé parler plus avec lui
le cinque terre qu'est-ce que c'est ? deux heures de marche dans le soleil descendant, dans la lumière déclinante celle qui m'exalte, c'est moi marchant de plus en plus vite me demandant quelles sont mes limites, j'aurais pu marcher encore plus vite, j'aurais pu voler, je gravissais les pentes et je ne sentais pas la fatigue, je respirais les odeurs qui remplissaient l'air
et à un moment donné, on commence à descendre et je sens que la lumière n'est plus la même, quelque chose disparaît de l'air, c'est le moment où imperceptiblement le monde s'efface je respire une fleur jaune, les fleurs peuvent êtres effrayantes, elles ne sont que pure ouverture mais elles n'ont pas d'yeux, pas d'âme, elles sont inaccessibles, et je continue de descendre, je m'enfonce dans la végétation quelques instants et quand la vue se dégage de nouveau Monterosso al mare est déjà là
une pause avant de redescendre vers la ville, je me remplis encore de vision et de parfums mais je sais que c'est déjà fini, le soleil est en train de tomber derrière les falaises, je veux descendre et de la jetée voir toute la côte, toute notre ballade, avant qu'on ne distingue plus rien, on suit la pente et c'est une musique de discothèque trop forte, je veux repartir en arrière, mais c'est déjà trop tard je veux retourner là où on était assises dans le silence et revoir la mer, je veux retourner dans le soleil et je me rends compte d'un même coup que ce que je veux c'est revivre la ballade, c'est retourner non pas dans l'espace mais dans le temps, mais les lieux s'anéantissent derrière nous et il faut continuer d'avancer, je suis allée vers la ville, vers la lumière vers la musique trop forte, la ballade était terminée
Le cinque terre qu'est-ce que c'est ? c'est 5€ de droit d'entrée, c'est 9 km de ballade en hauteur sur les falaises qui s'enfoncent dans la mer, c'est des portiques, des cadenas, le sentier del Amore, des parfums, des oeuvres d'art dans des tunnels, ce sont des randonneurs français, c'est un vendeur de bijoux sur le chemin, très doux qui connaît le Brésil, qui a pris el treno de la muerte pour aller en Bolivie, ce sont des villes le long du chemin, Manarola, Corniglia , c'est Vernazza à 14h
ils se déshabillent, le premier plonge comme ça d'un coup dans la mer, I wish I could do the same, nager oublier le chaud le froid les conventions et juste sentir la mer tout autour de moi, faire partir du paysage que je contemple
on est assises, moi les pieds ballants au-dessus de l'eau, sur la jetée du petit petit port, tout est tranquille et moi j'essaie de me perdre dans la sensation, de regarder la mer jusqu'à ne plus la voir, jusqu'à ne plus percevoir que des ondulations, des boursouflures d'étain qui n'éclatent jamais, jusqu'à comprendre que c'est la lumière qui recouvre la mer et forme une autre mer, mais le mouvement continue dessous sans jamais pouvoir percer
je m'allonge aussi, je laisse le soleil me réchauffer
14h45 Lidia a faim.
une première pizzeria, une deuxième oui ! S'emo ...écrit tout en haut sur le mur, è romanaccio no ? no questo è toscano, je suis de Florence, je suis ici pel negozio ma sono di Firenze, una margherita, et vous ? nous on est brésiliennes et elle elle est française, et ce pot de nutella ? non on ne l'achète pas, on nous le donne, et comment vous faîtes pour récupérer le nutella tout au fond quand il arrive à la fin ? sourire, je ne sais pas c'est le premier pot comme ça que j'ai ! et il plonge un couteau dans un pot énorme, d'au moins 50cm de hauteur et tartine la focaccia de Lidia et la saupoudre de sucre glace, j'aurais aimé parler plus avec lui
le cinque terre qu'est-ce que c'est ? deux heures de marche dans le soleil descendant, dans la lumière déclinante celle qui m'exalte, c'est moi marchant de plus en plus vite me demandant quelles sont mes limites, j'aurais pu marcher encore plus vite, j'aurais pu voler, je gravissais les pentes et je ne sentais pas la fatigue, je respirais les odeurs qui remplissaient l'air
et à un moment donné, on commence à descendre et je sens que la lumière n'est plus la même, quelque chose disparaît de l'air, c'est le moment où imperceptiblement le monde s'efface je respire une fleur jaune, les fleurs peuvent êtres effrayantes, elles ne sont que pure ouverture mais elles n'ont pas d'yeux, pas d'âme, elles sont inaccessibles, et je continue de descendre, je m'enfonce dans la végétation quelques instants et quand la vue se dégage de nouveau Monterosso al mare est déjà là
une pause avant de redescendre vers la ville, je me remplis encore de vision et de parfums mais je sais que c'est déjà fini, le soleil est en train de tomber derrière les falaises, je veux descendre et de la jetée voir toute la côte, toute notre ballade, avant qu'on ne distingue plus rien, on suit la pente et c'est une musique de discothèque trop forte, je veux repartir en arrière, mais c'est déjà trop tard je veux retourner là où on était assises dans le silence et revoir la mer, je veux retourner dans le soleil et je me rends compte d'un même coup que ce que je veux c'est revivre la ballade, c'est retourner non pas dans l'espace mais dans le temps, mais les lieux s'anéantissent derrière nous et il faut continuer d'avancer, je suis allée vers la ville, vers la lumière vers la musique trop forte, la ballade était terminée
dimanche 1 novembre 2009
Le Cinque Terre
Qu'est-ce que c'est je ne sais pas, c'est sur la côte ouest de l'Italie au niveau de La Spezia, la Spezia j'en ai entendu parler je ne sais plus où d'ailleurs, mmm il est incorrect de mettre l'article devant les noms de villes, mais on le fait quand même par exemple la Spezia, oui c'était un article d'un grammairien italien lu sur internet, encore un fou rigide en quête de pureté
alors je suis partie parce que les photos étaient belles parce que Marcelle est super sympa et parce que je veux voir le pays alors le Cinque Terre pourquoi pas, il faut se lever à 5h du matin pour prendre le train de 6h30 alors qu'on s'est couchée à 2h30 pourquoi pas, 3h30 de trajet ma colloc l'a fait, elle est partie pour un jour, mais oui je veux voir la mer !!!
dans le train le soleil se lève, c'est parti ! treno in arrivo allontanarsi della linea gialla
devant moi Lidia, piccina, piccollina, et Marcelle sur sa gauche, les jambes étendues sur le siège à côté de moi, les pieds de Lidia aussi sur le siège, Modena, on dort, je ferme les yeux, Reggio Emilia, il fait chaud ici, dans l'autre wagon la fenêtre était bloquée, domanda tu ! scusa si puo chiudere la finestra ?, elle est coincée, ah vous parlez français ! mais c'est le père de Sara, c'est le père de ma colocataire, :) et Marcelle me parle en italien et je me tourne vers lui et lui parle en français, il me répond et je me tourne vers Marcelle et lui parle en italien...j'ai payé 24€ de ticket de bus, je ne me suis jamais fait controler, hier dans les trains pour Venise et pour Bologne, aucun contrôle, on aurait pu économiser, on aurait pu Signorina, devant moi en habit bleu avec un petit signe vert brodé, il controllore
Parma, pourquoi est-ce que le train reste arrêté aussi longtemps, moi j'aime être dans le mouvement, je ne peux plus attendre, Marcelle ouvre les yeux : dove siamo ? A Parma, on ne devait pas changer de train à Parme ?, ...si...., on court vers les portes au moment où elles se ferment, le train redémarre enfin, humm vers où allons-nous ? on retrouve le contrôleur dans l'autre wagon, il parle avec le père de Sara, ciao c'è scritto Parma, vuol dire che dobbiamo scendere a Parma, tête contrite, si, ma possiamo scendere alla prossima e tornare indietro, si, mais on va perdre la correspondance ?, sûrement, le prochain train il est quand ? et il regarde sur un petit objet qui ressemble à un portable LG, 13h...Parme-Riomaggiore 3h de trajet hum...et là on laisse sortir le désarroi noooooooooooo, non è possibile et le controllore est sensible à notre désarroi, alors il nous dit bon attendez peut-être qu'il y a un moyen de récupérer le train, et il tape sur l'écran tactile, vous allez descendre à la prochaine et vous prendrez le train pour Fornovo, départ à 7h36 ...il est 7h32, et à Fornovo vous pouvez récupérer le train pour Riomaggiore qui passe à 8h13, 7h34, j'appelle le train pour lui demander d'attendre un paio di minuti, mais il va falloir courir, le train est binario 1, il faut descendre les escaliers et aller sur le quai de l'autre côté, mais il n'attendra pas longtemps, 7h35, il faut courir, les portes s'ouvrent et on court et on arrive devant un train...un train d'un wagon, c'est ça le train ? le train va à Fornovo ? oui
un train, deux trains, on se rendort, tout est brumeux je préfère fermer les yeux, l'humidité sort des terres et enveloppe tout, c'est l'Italie du Nord c'est pour ça, mais je suis sûre que les côtes seront dégagées alors j'attends les éclaircies, je ferme les yeux, encore des plaines fantasmatiques et puis les premiers tunnels, et on semble s'élever et une vision, un pont, une vallée luxuriante et la lumière du soleil, on se rapproche...
Contrôle. contrôle ! il est juste derrière moi et me tire désagréablement de ma rêverie, c'est bon on n'est pas pressé, je comprends qu'il vient de demander aux filles d'enlever les pieds des sièges, mais pourquoi il semble à ce point excédé, il regarde le billet, dit quelque chose et ajoute sur le même ton, et ça fera 5€ d'amende pour la première classe, amende? quoi et la phrase se détache de tout le reste, on a tout bien fait comme il faut, on a un billet, on a un billet je trouve ça déjà bien, comment ça c'est une première classe !? c'est écrit sur la porte, quoi ! je me retourne je ne vois rien, de toute façon ces trains sont tellement pourris qu'on ne voit pas la différence entre une première et une deuxième, regarde Laura ! le train il est mieux, on peut faire coulisser les sièges ! on va pouvoir mieux dormir :) grrrr toujours se méfier, il y forcément quelque chose dessous et non moi j'ai répondu ah ouais c'est cool, c'est mieux que les autres sièges avec la bordure en plastique noire ! on se dépêche mais putain gros con on savait pas que c'était un wagon de première, on s'en fout des premières, si on avait su on ne serait pas là, il ne peut pas comprendre ça ? je vous fait une amende collective de 10€ wouaaah trop généreux, il s'impatiente, Marcelle sort son porte-feuille et puis Lidia et puis moi je comprends enfin que je vais devoir payer, il nous donne un petit papier jaune et le train arrive
Riomaggiore, je ne pense déjà plus (presque plus...) au contrôleur, ahaha la mer la mer la mer , elle est tellement bleue ici, devant moi entre les falaises ! c'est donc ça que je suis venue voir. Lidia a faim, elle veut manger dans ce restaurant là, ce restaurant en hauteur qui surplombe la mer,
suite au prochain épisode ! ;)
Qu'est-ce que c'est je ne sais pas, c'est sur la côte ouest de l'Italie au niveau de La Spezia, la Spezia j'en ai entendu parler je ne sais plus où d'ailleurs, mmm il est incorrect de mettre l'article devant les noms de villes, mais on le fait quand même par exemple la Spezia, oui c'était un article d'un grammairien italien lu sur internet, encore un fou rigide en quête de pureté
alors je suis partie parce que les photos étaient belles parce que Marcelle est super sympa et parce que je veux voir le pays alors le Cinque Terre pourquoi pas, il faut se lever à 5h du matin pour prendre le train de 6h30 alors qu'on s'est couchée à 2h30 pourquoi pas, 3h30 de trajet ma colloc l'a fait, elle est partie pour un jour, mais oui je veux voir la mer !!!
dans le train le soleil se lève, c'est parti ! treno in arrivo allontanarsi della linea gialla
devant moi Lidia, piccina, piccollina, et Marcelle sur sa gauche, les jambes étendues sur le siège à côté de moi, les pieds de Lidia aussi sur le siège, Modena, on dort, je ferme les yeux, Reggio Emilia, il fait chaud ici, dans l'autre wagon la fenêtre était bloquée, domanda tu ! scusa si puo chiudere la finestra ?, elle est coincée, ah vous parlez français ! mais c'est le père de Sara, c'est le père de ma colocataire, :) et Marcelle me parle en italien et je me tourne vers lui et lui parle en français, il me répond et je me tourne vers Marcelle et lui parle en italien...j'ai payé 24€ de ticket de bus, je ne me suis jamais fait controler, hier dans les trains pour Venise et pour Bologne, aucun contrôle, on aurait pu économiser, on aurait pu Signorina, devant moi en habit bleu avec un petit signe vert brodé, il controllore
Parma, pourquoi est-ce que le train reste arrêté aussi longtemps, moi j'aime être dans le mouvement, je ne peux plus attendre, Marcelle ouvre les yeux : dove siamo ? A Parma, on ne devait pas changer de train à Parme ?, ...si...., on court vers les portes au moment où elles se ferment, le train redémarre enfin, humm vers où allons-nous ? on retrouve le contrôleur dans l'autre wagon, il parle avec le père de Sara, ciao c'è scritto Parma, vuol dire che dobbiamo scendere a Parma, tête contrite, si, ma possiamo scendere alla prossima e tornare indietro, si, mais on va perdre la correspondance ?, sûrement, le prochain train il est quand ? et il regarde sur un petit objet qui ressemble à un portable LG, 13h...Parme-Riomaggiore 3h de trajet hum...et là on laisse sortir le désarroi noooooooooooo, non è possibile et le controllore est sensible à notre désarroi, alors il nous dit bon attendez peut-être qu'il y a un moyen de récupérer le train, et il tape sur l'écran tactile, vous allez descendre à la prochaine et vous prendrez le train pour Fornovo, départ à 7h36 ...il est 7h32, et à Fornovo vous pouvez récupérer le train pour Riomaggiore qui passe à 8h13, 7h34, j'appelle le train pour lui demander d'attendre un paio di minuti, mais il va falloir courir, le train est binario 1, il faut descendre les escaliers et aller sur le quai de l'autre côté, mais il n'attendra pas longtemps, 7h35, il faut courir, les portes s'ouvrent et on court et on arrive devant un train...un train d'un wagon, c'est ça le train ? le train va à Fornovo ? oui
un train, deux trains, on se rendort, tout est brumeux je préfère fermer les yeux, l'humidité sort des terres et enveloppe tout, c'est l'Italie du Nord c'est pour ça, mais je suis sûre que les côtes seront dégagées alors j'attends les éclaircies, je ferme les yeux, encore des plaines fantasmatiques et puis les premiers tunnels, et on semble s'élever et une vision, un pont, une vallée luxuriante et la lumière du soleil, on se rapproche...
Contrôle. contrôle ! il est juste derrière moi et me tire désagréablement de ma rêverie, c'est bon on n'est pas pressé, je comprends qu'il vient de demander aux filles d'enlever les pieds des sièges, mais pourquoi il semble à ce point excédé, il regarde le billet, dit quelque chose et ajoute sur le même ton, et ça fera 5€ d'amende pour la première classe, amende? quoi et la phrase se détache de tout le reste, on a tout bien fait comme il faut, on a un billet, on a un billet je trouve ça déjà bien, comment ça c'est une première classe !? c'est écrit sur la porte, quoi ! je me retourne je ne vois rien, de toute façon ces trains sont tellement pourris qu'on ne voit pas la différence entre une première et une deuxième, regarde Laura ! le train il est mieux, on peut faire coulisser les sièges ! on va pouvoir mieux dormir :) grrrr toujours se méfier, il y forcément quelque chose dessous et non moi j'ai répondu ah ouais c'est cool, c'est mieux que les autres sièges avec la bordure en plastique noire ! on se dépêche mais putain gros con on savait pas que c'était un wagon de première, on s'en fout des premières, si on avait su on ne serait pas là, il ne peut pas comprendre ça ? je vous fait une amende collective de 10€ wouaaah trop généreux, il s'impatiente, Marcelle sort son porte-feuille et puis Lidia et puis moi je comprends enfin que je vais devoir payer, il nous donne un petit papier jaune et le train arrive
Riomaggiore, je ne pense déjà plus (presque plus...) au contrôleur, ahaha la mer la mer la mer , elle est tellement bleue ici, devant moi entre les falaises ! c'est donc ça que je suis venue voir. Lidia a faim, elle veut manger dans ce restaurant là, ce restaurant en hauteur qui surplombe la mer,
suite au prochain épisode ! ;)
Variante du gratin dauphinois ou comment racler le fond du frigo avant d'aller enfin faire les courses !;)
je vais faire les courses vendredi , jeudi soir Marcelle (à prononcer Marseille parce qu'elle est brésilienne) demain on va à Venise, rdv 11h30 chez moi tu viens ? et je suis partie à Venise, vendredi soir Marcelle demain on va alle Cinque terre tu viens avec nous ? il treno parte alle 6 mezza, et samedi je suis partie alle cinque terre, et aujourd'hui j'ai ouvert le frigo et il y avait une brique de crème fraîche entamée, du vin blanc de table, quelques olives noires, un pot de pesto entamé, un peu de beurre mmmh intéressant, dans le placard du haut, des pâtes, de la farine, dans le placard du bas un oigon, huile vinaigre sucre, deux patates aah quand même, et puis il y a le congélateur, je ne m'étais pas rendu compte qu'acheter deux paquets c'était un peu trop pour une seule personne alors après une tarte, un cake de légume, à la vapeur, en omelette j'avais essayé d'oublier quelque peu les épinards surgelés, mais ils étaient encore là et finalement j'étais contente de les voir et à côté des petites crevettes...salut vous ! salut mon repas
alors la recette que vous attendez tous ! patates (parce que j'ai faim) épinards (parce qu'il faut manger des légumes quand même...) et crevettes (parce que c'est cool) et surtout parce que quand on n'a plus rien on ajoute tout, on finit tout
Donc on coupe les deux petites patates parce que bien sûr les dernières qui restent sont toujours les plus petites pour accentuer l'impression de grosse dèche,
- on coupe donc les deux petites patates en fines lamelles comme pour un gratin, on les fait cuire 10 min dans de l'eau faute d'avoir du lait,
- on met dans une terrine les épinards, quelques crevettes, la crème fraîche, du sel, du poivre qu'on a piqué à son colloc, de l'ail qu'on a fait au préalable ramollir dans de l'eau bouillante et qu'on a aussi piqué à son colloc, de la noix de muscade (non ça c'est à moi!) (beaucoup!), on passe le tout au mixeur
-on beurre son plat
-on met les patates et par dessus le mélange crème fraîche-épinard-crevettes et encore dessus d'autres petites crevettes entière parce que c'est bon quand ça craque sous la dent
-et puis on met le tout à cuire même pas une heure quand on a réussi à allumer sa gazinière avec une serviette en papier enflammée parce que si l'allume gaz peut laborieusement allumer les plaques (ouaiiis!) il est trop merdique pour allumer la partie four...
et puis le temps de faire la vaisselle de trois jours c'est bon, et c'est super bon vraiment !
bien sûr on peut faire mieux comme cuire les patates dans du lait, ou rajouter un peu de fromage comme de la ricotta dans le mélange aux épinards mais même comme ça c'est super bon !
moralité on peut toujours manger même quand on n'a plus rien à manger mais quand même demain je vais faire les courses ...
je vais faire les courses vendredi , jeudi soir Marcelle (à prononcer Marseille parce qu'elle est brésilienne) demain on va à Venise, rdv 11h30 chez moi tu viens ? et je suis partie à Venise, vendredi soir Marcelle demain on va alle Cinque terre tu viens avec nous ? il treno parte alle 6 mezza, et samedi je suis partie alle cinque terre, et aujourd'hui j'ai ouvert le frigo et il y avait une brique de crème fraîche entamée, du vin blanc de table, quelques olives noires, un pot de pesto entamé, un peu de beurre mmmh intéressant, dans le placard du haut, des pâtes, de la farine, dans le placard du bas un oigon, huile vinaigre sucre, deux patates aah quand même, et puis il y a le congélateur, je ne m'étais pas rendu compte qu'acheter deux paquets c'était un peu trop pour une seule personne alors après une tarte, un cake de légume, à la vapeur, en omelette j'avais essayé d'oublier quelque peu les épinards surgelés, mais ils étaient encore là et finalement j'étais contente de les voir et à côté des petites crevettes...salut vous ! salut mon repas
alors la recette que vous attendez tous ! patates (parce que j'ai faim) épinards (parce qu'il faut manger des légumes quand même...) et crevettes (parce que c'est cool) et surtout parce que quand on n'a plus rien on ajoute tout, on finit tout
Donc on coupe les deux petites patates parce que bien sûr les dernières qui restent sont toujours les plus petites pour accentuer l'impression de grosse dèche,
- on coupe donc les deux petites patates en fines lamelles comme pour un gratin, on les fait cuire 10 min dans de l'eau faute d'avoir du lait,
- on met dans une terrine les épinards, quelques crevettes, la crème fraîche, du sel, du poivre qu'on a piqué à son colloc, de l'ail qu'on a fait au préalable ramollir dans de l'eau bouillante et qu'on a aussi piqué à son colloc, de la noix de muscade (non ça c'est à moi!) (beaucoup!), on passe le tout au mixeur
-on beurre son plat
-on met les patates et par dessus le mélange crème fraîche-épinard-crevettes et encore dessus d'autres petites crevettes entière parce que c'est bon quand ça craque sous la dent
-et puis on met le tout à cuire même pas une heure quand on a réussi à allumer sa gazinière avec une serviette en papier enflammée parce que si l'allume gaz peut laborieusement allumer les plaques (ouaiiis!) il est trop merdique pour allumer la partie four...
et puis le temps de faire la vaisselle de trois jours c'est bon, et c'est super bon vraiment !
bien sûr on peut faire mieux comme cuire les patates dans du lait, ou rajouter un peu de fromage comme de la ricotta dans le mélange aux épinards mais même comme ça c'est super bon !
moralité on peut toujours manger même quand on n'a plus rien à manger mais quand même demain je vais faire les courses ...
samedi 31 octobre 2009
jeudi 29 octobre 2009
dimanche 25 octobre 2009
Que recommence le temps du mythe
que recommence l'éternel été,
non plus l'été brûlant, horrible, l'été des enfants sur les îles grecques, des rues bondées d'Istanbul, des places romaines immobiles, mais l'été de la fête, l'été où le temps passe chaque dimanche, où la foule sort sur les places pour recevoir le soleil chaud et déclinant, l'été où chaque jour est nouveau et chaque jour un souvenir
A quei tempi era sempre festa
j'ouvre pour moi le temps de la fête
que recommence l'éternel été,
non plus l'été brûlant, horrible, l'été des enfants sur les îles grecques, des rues bondées d'Istanbul, des places romaines immobiles, mais l'été de la fête, l'été où le temps passe chaque dimanche, où la foule sort sur les places pour recevoir le soleil chaud et déclinant, l'été où chaque jour est nouveau et chaque jour un souvenir
A quei tempi era sempre festa
j'ouvre pour moi le temps de la fête
mardi 20 octobre 2009
samedi 17 octobre 2009
de l'amour...?
Ces murmures qui remplissent les voûtes, qui se bousculent contre les murs et encore tout là-haut dans les demi-sphères...
Dans la Basilica San Luca. Ouverte sur les collines. Elle domine la ville mais elle lui tourne le dos.
Hier visite de la Basilica de San Petronio, gloire beauté grandeur, Santo Stefano la paix et la spiritualité émanent des pierres, et on se perd dans les abysses du temps, des pierres et des détours, et des cloîtres, le monde a disparu, on est bien
et les voix qui répondent et se mêlent entre elles en un bruyant et effrayant écho ave maria piena di gracia et la voix lente décomposée en mille voix qui se répand en cascade, qui ne cesse de commencer
ave maria piena di gracia etc
c'est un gros nuage grave qui se gonfle et vibre vibre, qui tombe et résonne et derrière le tintement des pièces et s'éteint tout à coup
c'est une vague effrayante sans âme, les milliers de voix se bousculent et s'écrasent et seule une rumeur décomposée et éclatée, décalée se défracte et s'élance vers les murs froids des colonnes et des coupoles avant de s'évanouir
santuario beata vergine di S. Luca
per rispetto al luogo sacro si prega di accedere alla BASILICA con abite e comportamenti convienente alla chiesa
Il n'y a pas de lieux sacrés
Dans la Basilica San Luca. Ouverte sur les collines. Elle domine la ville mais elle lui tourne le dos.
Hier visite de la Basilica de San Petronio, gloire beauté grandeur, Santo Stefano la paix et la spiritualité émanent des pierres, et on se perd dans les abysses du temps, des pierres et des détours, et des cloîtres, le monde a disparu, on est bien
et les voix qui répondent et se mêlent entre elles en un bruyant et effrayant écho ave maria piena di gracia et la voix lente décomposée en mille voix qui se répand en cascade, qui ne cesse de commencer
ave maria piena di gracia etc
c'est un gros nuage grave qui se gonfle et vibre vibre, qui tombe et résonne et derrière le tintement des pièces et s'éteint tout à coup
c'est une vague effrayante sans âme, les milliers de voix se bousculent et s'écrasent et seule une rumeur décomposée et éclatée, décalée se défracte et s'élance vers les murs froids des colonnes et des coupoles avant de s'évanouir
santuario beata vergine di S. Luca
per rispetto al luogo sacro si prega di accedere alla BASILICA con abite e comportamenti convienente alla chiesa
Il n'y a pas de lieux sacrés
mercredi 14 octobre 2009
Le vent d'est II
Bologne 13°, le vent d'est souffle à 27 km/h
de ma fenêtre je peux voir les toits des maisons rouges et jaunes, puis l'armature bleu électrique à travers laquelle file le train et plus loin encore les collines et les gros nuages blancs qui s'enfoncent derrières les collines. et les oiseaux glissent dans la lumière froide, l'hiver commence enfin...
de ma fenêtre je peux voir les toits des maisons rouges et jaunes, puis l'armature bleu électrique à travers laquelle file le train et plus loin encore les collines et les gros nuages blancs qui s'enfoncent derrières les collines. et les oiseaux glissent dans la lumière froide, l'hiver commence enfin...
deux semaines à Bologne
des détails tout le monde veut des détails j'habite Bologne via Marcello Oretti, 6 je ne suis pas sortie depuis deux jours parce que je suis malade parce que je suis épuisée, parce que je me suis lancée dans la ville, j'ai traversé les places j'ai parcouru les rues, les ruelles, une fois deux fois, à la recherche d'un téléphone puis d'une chambre puis d'un vélo, j'ai voulu voir les marchés les jardins les rues les palais découvrir les bibliothèques écouter les professeurs voir les places la nuit le jour alors j'ai rencontré Inti, Eustachio, Francesca, Nicoletta, Sergio, Gaia, Toni, Alessio, Marcelle, Jorge, Silke, Merixel, Bea, Alejandro, Pablo, Lila, Sendou...et maintenant je dois me reposer Cyrielle arrive et demain je me plongerai une nouvelle fois dans le mouvement.
dimanche 11 octobre 2009
la bicicleta rubata
" Amici d'Italia, amici di Bologna cosa mala è successo
mi hanno rubato la bicicleta
era rosa era nera,
sono un po arrabbiato,
colegate la vostra bene ma se volete
comprar'una
per favore non la mia"
Tito
sms da Tito
ricevuto :
11-Ott-09
22h35
vendredi 9 octobre 2009
L'éternel été
même quand il pleut ce sont juste les brumes de chaleur qui se condensent et se déversent sur la ville je pensais quitter l'Eté mais Bologne étouffe, et après le soleil brulant de la méditerranée c'est la chaleur pure, palpable que je trouve ici...
lundi 5 octobre 2009
une semaine à Bologne...
Ma première chambre dans la comune di Vertago à quarante km de Bologne, ma deuxième chambre à Sant'Ilario d'Enza à 5 km de Parme, ma troisième chambre dans Bologne una traversa di Via Massarenti,
ma chambre Via Marcello Oretti, 6 Bologne
Vous êtes les bienvenus !
ma chambre Via Marcello Oretti, 6 Bologne
Vous êtes les bienvenus !
samedi 3 octobre 2009
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